Une famille de sangliers envahit la route à Sai Wan

Une vidéo postée sur Facebook montre un groupe de sangliers errant dans une rue de Sai Wan, ne semblant nullement dérangés par la présence policière.

Une brigade de police a été dépêchée sur place, tard lundi soir, et deux officiers, harnachés comme s’ils allaient arrêter Joshua Wong pour la quinzième fois, ont bouclé la rue en attendant que les six membres de la famille sanglier daignent la traverser.

L’attente a du être longue car les bestiaux ne semblaient pas dérangés outre mesure, même lorsque les policiers se sont approchés en tapotant leurs matraques sur leurs boucliers (une technique enseignée à l’académie de police de Hong Kong).

Toujours est-il qu’une femme, Tammy Leung, a pu filmer la scène depuis sa voiture. La vidéo se termine sans que l’on sache comment la ballade nocturne s’est achevée.

Certainement pas en pâté, en tout cas, puisque le sanglier est une espèce protégée à Hong Kong ; encore que si les japonais revenaient, on saurait où trouver de la viande.

Sangliers, sanglochons ou cochongliers ?

Mais justement, a-t-on à faire à de réels sangliers ? Auquel cas ne devraient-ils pas être plus farouches ? D’après leur gabarit, il s’agirait en fait de sanglochons (ou sanglichons) et de cochongliers – un hybride entre un sanglier et un cochon domestique.

L’hybridation sanglier/porc domestique donne des femelles plus prolifiques. Certains éleveurs peu scrupuleux y ont vu une opportunité et voilà comment tout a commencé.

Par ailleurs, contrairement aux mulets et bardots, les sanglochons et cochongliers sont « interféconds », c’est-à-dire qu’ils peuvent se reproduire, d’où leur prolifération.

Ces « cochons sauvages » sont communs et sont donc de plus en plus répandus à Hong Kong, en particulier dans les zones rurales des Nouveaux Territoires.

Il y a trois ans, une laie avait semé la pagaille à Chai Wan, dans le centre commercial où elle s’était perdue. On vous remet la vidéo ci-dessous :