Les lauréats du Grand Prix V.I.E. Hong Kong 2018

Le 19 avril dernier a eu lieu à la Résidence de France à Hong Kong, la cérémonie de remise du 5ème Grand Prix V.I.E. en présence de 70 invités du monde de l’entreprise.

Voici les lauréats de l’édition 2018 :

Albert Dominguez – Open Airlines : Prix PME-ETI
Fabrice Houang – Suez International : Prix Grand Groupe
Axel Schloesing – Crédit Agricole : Prix Institutions Financières
Clément Tran – Le Comptoir de l’Innovation : Prix du Jury

Ces récompenses ont pour objectif de mettre en avant le parcours de jeunes français bénéficiant du programme Volontaires Internationaux en Entreprises (V.I.E.).

L’évènement est organisé conjointement par les Conseillers du Commerce Extérieur (CCE) qui parrainent les V.I.E., et Business France Hong Kong, autorité de tutelle des V.I.E. 

grand prix vie HK 2018

Félicitations à vous quatre ; que représente cette récompense pour vous ?

Fabrice Une belle reconnaissance de mon travail et de celui de ma super équipe chez Suez sur le projet de construction d’une usine de traitement des eaux.

Clément Je suis arrivé à Hong Kong en 2016 pour monter « So In So Good » (une abréviation de “Social Innovation for Social Good”), un service de conseil pour startups à impact social. Ce prix est la reconnaissance d’un travail destiné à tisser des relations franco-hongkongaises, ce qui me tient particulièrement à coeur!

Axel La reconnaissance d’une prestation appréciée et la possibilité d’offrir de la visibilité à mon parcours et mon entreprise.

Albert Une reconnaissance pour tous les efforts entrepris et les difficultés surmontées.

Quelle était/est votre mission dans le cadre de votre V.I.E.?

Albert Je suis en charge du support client dans la région Asie Pacifique pour OpenAirlines et j’aide également les nouveaux clients (les compagnies aériennes) à implémenter notre logiciel SkyBreathe. J’ai aussi eu l’occasion d’épauler notre directeur commercial pour la partie la plus technique des ventes.

Fabrice Je suis toujours en poste VIE en tant qu’ingénieur. Je travaille sur le design et le process de la future station de traitement des eaux de SanWai dans les Nouveaux Territoires (Tin Shui Wai) qui est en train d’être construite.

J’ai mis l’accent sur mon travail de mise en place de projets pilotes. Ce sont des reproductions à petite échelle des futurs systèmes de traitement des eaux que l’on désire mettre en place dans la future station. On teste ainsi ces technologies pour voir si elles sont viables à l’échelle de la future station. Ce sont des missions difficiles et passionnantes où l’on suit 24/24 et 7j/7 le comportement du réacteur test pour juger de sa fiabilité et de son efficacité en temps réel. Une super expérience !

Clément J’étais Chef de Projets dans le cadre d’un partenariat franco-hongkongais entre Groupe SOS Pulse (ex-Le Comptoir de l’Innovation) et The Hong Kong Science and Technology Parks Corporation (HKSTP), financé par le Jockey Club.

Ma première mission était de monter un service d’accompagnement de start-ups technologiques à impact social. La seconde était d’organiser et d’animer un programme de sensibilisation à l’entrepreneuriat social au profit de jeunes en difficulté scolaire. Ce fut passionnant car mon public était uniquement hongkongais.

Axel Je suis Project Manager chez Crédit Agricole CIB. je m’occupe de la revue du dispositif de reporting réglementaire local (HKMA)

Pourquoi avoir choisi de faire un V.I.E. ? Et pourquoi Hong Kong ?

Albert Je suis espagnol et j’ai déménagé en France, mais j’avais envie de continuer à bouger et à découvrir d’autres cultures. L’Asie m’a toujours tenté. Hong Kong est une excellente option grâce à sa situation géographique et son ouverture à l’international.

Fabrice – J’étais en école d’ingénieur et je suis arrivé à Hong Kong en 2015 dans le cadre d’un échange. Je suis tombé amoureux de ce pays et j’ai décidé d’y rester ! J’ai cherché mon stage de fin d’étude à Hong Kong. J’avais déjà réalisé un stage chez Suez à Paris qui s’était très bien passé. Mon tuteur de l’époque m’a donc remis le contact de mon responsable actuel à HK qui m’a pris en stage, stage qui a ensuite débouché sur un VIE.

Clément Un VIE crée un cadre idéal et confortable pour un jeune qui souhaite débuter sa carrière à l’international (indemnités, assurance, soutien de Business France, etc).

J’ai toujours été attiré par Hong Kong car ma famille regardait beaucoup le cinéma hongkongais en France. Etre à Hong Kong pour moi, c’est comme vivre le rêve hollywoodien pour d’autres ! Je suis aussi très attaché à la langue cantonaise, à ce mélange tradition/modernité, occident/extrême-orient et ce rythme de vie effréné.

Axel J’ai décidé d’effectuer un VIE après 4 ans d’expérience professionnelle. Je souhaitais bénéficier d’une expérience significative à l’étranger, chance qui ne m’avait pas encore été offerte jusqu’alors. Hong Kong est est une plateforme financière, il y a beaucoup d’opportunités et l’anglais est suffisant pour travailler (dans mon domaine).

Comment avez-vous décroché le job ?

Albert J’ai travaillé pour OpenAirlines pendant deux ans à Toulouse et on m’a proposé cette mission afin d’ouvrir un bureau à Hong Kong et de rentrer sur le marché asiatique.

Fabrice Lorsque j’étais en stage de 6 mois ici (avant mon VIE donc), je travaillais sur le projet de Pillar Point (station de traitement des eaux gérée en partie par Suez et dans les NT). Je n’étais pas beaucoup payé mais j’y ai beaucoup appris.

Dans le foulée, Suez a gagné le projet de SanWai dans les NT de Hong Kong et mon chef a décidé de m’ouvrir un poste VIE sur ce projet à l’issue de mon stage. Je ne suis donc pas passé par la procédure classique pour ce VIE. Obtenir un VIE n’est d’ailleurs pas facile surtout dans un secteur comme celui de l’Environnement. Il faut un bon concours de circonstances et forcément un peu de talent aussi (rires).

Clément J’ai eu beaucoup de chance car je n’ai postulé à aucune offre. L’entreprise m’a contacté quand je vivais à Paris : elle cherchait un français, bilingue en cantonnais, avec une expérience dans le conseil pour startup. Ils m’ont relancé plusieurs fois car je pense qu’il s’agit d’un profil extrêmement spécifique. J’ai eu 2 entretiens en l’espace d’une semaine et le départ s’est fait 3 mois plus tard.

Je n’avais jamais imaginé que le cantonnais m’aiderait à trouver du travail à Hong Kong sachant que l’anglais est d’ordinaire suffisant dans le monde des affaires.

Axel J’ai postulé depuis la France a une offre en ligne sur le site du Crédit Agricole puis j’ai décroché un entretien avec le manager de l’équipe locale à HK. J’ai ensuite passé deux entretiens avec le département RH du groupe et avec les RH à Hong Kong.  

Comment définiriez-vous l’environnement professionnel à Hong Kong ?

Axel Hong Kong est une ville très dynamique où le consumérisme et le “work hard, play hard” occupent une place très forte, ce qui correspondait à l’idée que je m’en faisais.

Albert L’environnement professionnel est très dynamique. Parfois on a le sentiment que la ville est un peu trop gouvernée par le business, mais c’est un endroit excellent pour ceux qui veulent se bâtir une carrière professionnelle.

Clément Hong Kong est connu pour avoir un rythme de travail soutenu. Je suis surpris à quel point WhatsApp est utilisé professionnellement car il y a une culture forte de l’instantané et où la limite entre vie professionnelle et personnelle n’est pas bien définie (les messages après minuit sont fréquents). Par ailleurs, la culture du réseau est extrêmement puissante à Hong Kong.

Fabrice Très dynamique avec beaucoup d’opportunités et de belles idées !

Une anecdote marquante à propos de votre mission ?

Clément J’ai commencé ma mission sans réseau ni bureau à partir de ma chambre d’hôtel. J’ai envoyé près de 300 e-mails pour essayer de m’intégrer et comprendre l’écosystème hongkongais. J’ai eu beaucoup de chance que M. Allen Yeung, Chief Information Officer du Gouvernement de Hong Kong, m’ait répondu et accueilli dans son bureau. Je n’ai pas hésité à prendre une photo avec lui que j’utilisais pour décrocher d’autres rendez-vous par la suite…et la machine était lancée !

Albert J’ai rejoint à mon arrivée à Hong Kong une équipe de Dragon Boat qui s’appelle Spanish Dragons, composée principalement de gens parlant espagnol.

La saison dernière on a eu de très bons résultats (on a fini 4ème à Stanley, le jour du Dragon Boat Festival). Du coup, les journaux sportifs ont parlé de nous en Espagne et la Fédération espagnole nous a appelé car l’équipe nationale avait besoin de monde pour la Coupe du Monde de Dragon Boat à Kunming en Chine.

Nous étions super motivés et nous avons fait appel à un coach pendant plusieurs mois pour atteindre le niveau que nous demandait l’Espagne. Au final, on a décroché notre ticket pour Kunming et cela a été une expérience inoubliable !

Fabrice Lorsque je bossais sur un système de traitement test, il fallait que je vérifie les performances pour traiter une eau très très noire que j’ai dû moi-même “fabriquern”.

Je me suis donc retrouvé au Wellcome le plus proche avec ma collègue et nous sommes repartis avec les 15 kilos de Nescafé qui s’y trouvaient (autant vous dire qu’au passage en caisse, on ressemblait à de vrais accros avec tous nos packs de café).

De retour au labo, j’ai créé la fameuse mixture (probablement la plus concentrée en café qui ait jamais existé). Finalement, tout a bien fonctionné mais je m’en souviendrai longtemps et je pense qu’il va bien me falloir 6 mois avant de retoucher à du Nescafé !