veillee aux bougies
@ Anthony Kwan, Getty Images

Quelque 115 000 personnes se sont rassemblées lundi à Hong Kong pour la veillée aux chandelles en souvenir de la répression du « Printemps de Pékin » il y a 29 ans.

Cette manifestation a lieu chaque année depuis 1990 à Victoria Park, à la mémoire de la répression le 4 juin 1989 par les soldats et blindés chinois du mouvement des étudiants qui occupaient depuis un mois et demi la place Tiananmen, au coeur de Pékin.

Pourtant, cette veillée ne fait plus recette auprès des nouvelles générations de militants prodémocratie de Hong Kong. Certains la boycottent depuis trois ans.

Depuis le mouvement des parapluies, ces jeunes militants tendent à se focaliser sur la situation a Hong kong et à rejeter toute association avec la Chine.

« Les progrès de la démocratie en Chine sont vraiment lents, c’est presque sans espoir », a ainsi déclaré le président du syndicat des étudiants de HKU, Wong Ching-fung.

Il estime que le mouvement en faveur des libertés à Hong Kong a plus de chances de réussir s’il fait cavalier seul, sans lier sa cause à celle de la démocratie en Chine.

Seuls 56 % des hongkongais estiment que leur territoire porte la responsabilité de pousser pour le développement démocratique en Chine, selon un récent sondage.